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David Barnes, Ainsi parle le monde


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Chaque lundi, David Barnes et Alberto Rigettini présentent tour à tour leur scéne anglophone : le Spoken Word.

HL : Qu’entends-tu par Spoken World ?

David Barnes : Une scène ouverte plutôt pour la poésie, c’est aussi une phrase connue en anglais. La seule limite est que chacun à cinq minutes maximum. J’ai commencé par créer un espace, avec un public comprenant l’anglais et c’est resté plutôt comme ça. Il y a une minorité de francophone, une minorité d’italianophone et beaucoup de passages.

H. Comment découvre-t-on ce rendez-vous ?

D. C’est plutôt par le bouche à oreille ou en googlant Spoken Word Paris. Un atelier d’écriture à Shakespeare Company [librairie, ndlr], chaque samedi, nourrit également le Spoken Word. Il y a un réseau dans le monde, nous ne sommes pas la seule soirée de poésie en anglais. Il y a plusieurs choses bilingues. Et donc souvent les gens me contactent pour me dire : « oh, il y a quelqu’un qui arrive à Paris qui est un grand poète, est-ce qu’il peut faire quelque chose ».

H. Pourquoi cette ville ?

D. J’ai fait beaucoup d’auto-stop et j’avais envie de vivre dans une grande ville quelques mois. J’ai trouvé qu’ici beaucoup de gens aiment la poésie et la littérature, des choses comme ĉa, c’est plus respecté qu’en Angleterre. Je suis un anglais qui habite en France depuis 2003.Le Spoken Word existe depuis 2006. Je deviens biculturel.

H. Comment t’es venu l’idée de créer cette scène ?

D. Quand je suis arrivé, j’ai commencé à lire mes trucs dans quelques bars. Il y avait des soirées de Slam franĉais et il y avait des soirées anglophones, mais plutôt pour les musiciens. J’ai commencé à faire de plus en plus de poésie dans ce genre d’endroit. Et comme finalement personne n’organisait ce que je voulais alors je l’ai créé pour pouvoir y aller.

H. Qu’est-ce qu’une bonne soirée Spoken Word ?

D. Qu’il y ait du monde, une bonne ambiance, des poèmes de bons niveaux techniques, passionnés, bien performeurs, qui encouragent la sincérité, qui me font penser, sentir quelque chose. Et dans une bonne soirée, j’ai vue, effectivement, j’ai gouté la vie intérieur de plusieurs gens, plus de vingt et bien sûr, j’aime bien un peu d’« humeur » et aussi rigoler, avoir des chansons. L’idée c’est faire une combinaison de poésie, musique, film, et un peu autres choses. La dernière fois, il y avait le boxing burlesque avec six poètes.

H. Tu abordes le lieu - actuellement un bar nommé chat noir - n’est-ce pas se revendiquer du Cabaret quand en plus tu portes un chapeau haut de forme ?

D. Oui, Cabaret. J’aime bien ce côté. En Angleterre, il y avait une tradition de poésie performance avant que les gens au Etats-Unis créaient le mot Slam et la forme des trois minutes, du concours. J’étais plutôt influencé par les punks poètes britanniques. Et là-bas, chez eux, il avait toujours un côté vraiment performance. (rire) Il y a une tradition théâtrale aussi du cirque. Actuellement, on fait la première partie pendant une heure, après on va dans le bar. Puis, on fait la deuxième partie et on retourne au bar. Il y a un côté vraiment communauté, c’est une grande famille, il y a beaucoup d’amis.

H. Pour toi, comment s’articule texte et performence ?

D. Les deux sont égales. Performer comme une pièce de théâtre. Ce serait dommage qu’un poète ne sache pas comment lire. C’est aussi lié à la poésie Beatnik. J’ai rencontré des gens plus vieux qui disent que ce qu’on fait actuellement c’est beaucoup comme dans les années cinquante, soixante. Mes références sont très Gainsbourg, Kerouac, des gens comme ça. Des gens du monde anglophone comme Joyce.

H. Et pour ceux que les kilomètres éloignent ?

D. J’ai eu l’idée d’un objet, un bel objet qui intègre quelques textes de poètes, pour diffuser un peu, présenter ce qu’on fait, fêter la scène qu’on a. On a trois niveaux de livres. Le chatbook, c’est un livre qui a un peu la taille d’un chapitre, mais ce qu’on fait, c’est des poèmes, on continue. On a « issu zéro » [revue] qui est un peu plus grand, et on a « Strangers in paris » [en rupture de stock dès sa sortie] qui est un roman par sa taille. C’est une anthologie avec de grands écrivains anglophones, et une autre génération venant du Spoken Word. Moi, je trouve très important d’avoir un publique et je voulais un publique plus grand que les lundi soir à paris.

H. Apparemment tu as réussi, puisqu’il existe des soirées à Brooklyn, Manhattan, au japon ?

D. Et aussi à Istanbul. J’ai pas de nouvel du japon. Istanbul ça marche bien, Brooklyn aussi. J’ai aussi quelqu’un qui veut créer en Norvège. Les gens reprennent la soirée avec le même esprit, disent-ils. C’est une communauté de soutien aux gens qui font quelque chose, qui veulent faire quelque chose.

HL Cellier


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