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Bon voyage sur air communal, vous n’en reviendrez pas

Dimanche 7ème : Moitié de peine


Dimanche, je bois mon café sur notre terrasse privative devant la merveilleuse baie de « Tadoussac », Amélie part à l’accueil se faire un thé, elle revient vénère : « C’est toi qu’a utilisé la cafetière en dernier ?! » Je réponds « Peut-être » d’un air benêt, elle hurle « Et la capsule tu la laisse dedans !? ». Puis, elle repart en claquant la porte. Il me reste 7 jours à tirer, même si j’améliore mes exercices de respiration, je ne suis pas sûre qu’ils vont suffir à m’éviter le pètage de plomb !#?@.

Le petit-déjeuner n’est pas compris dans ce Gîte trop bourgeois aux goûts d’Amélie. On prend la route et on arrive à un petit port sympa en bas du fjord. En même temps que sonne midi, apparait un resto qui s’appelle le « Casta-fjord ». Voulant le photographier, Amélie remarque que son appareil n’a plus de batterie. Elle s’énerve, je propose qu’on s’arrête dans ce charmant café-restaurant pour recharger l’appareil et... « Non, non, non ! », elle ne veut pas s’arrêter - pas déjà - on reprend la route. Vingt minutes plus tard, c’est l’entrée du fjord. Les hauteurs de « Ste Marguerite » mettent tous les guides d’accords, ils sont absolument à voir ; mais c’est payant (6 dollar). Or, maintenant elle a faim - contrairement à 20 minutes plus tôt - hors de question de payer pour marcher le ventre vide. On continue la route donc jusqu’à « Ste rose du Nord ». Pour vous dire, on aura longé tout le fjord sans jamais le voir... et on mange vers 16h comme d’habitude.

Elle se nourrit de sucre, à se défoncer le bide aux bonbons en conduisant. Elle refuse toute autre option qu’un vieux snack « Again » et elle fait la gueule parce que cette fois, c’est à mon tour de me soulager. Elle aurait préféré que je reste avec elle, lui faut-il à ce point une aide pour commander. En plus, si c’est pour évacuer ce maudit café dont je n’avais pas vidé la capsule 6 heures plus tôt...

Ici nous visitons le musée de la nature. Il est tenu par une très vieille dame, marante et tirée à quatre épingles, toutes les cochonneries qu’elle ramasse dans les bois, des loupes de bois, des champignons séchés, des tas d’animaux empaillés, la tête du cheval de son mari mort écrasé (le cheval), même des requins etc... Je suis fascinée, commence à m’amuser.

Amélie trouve le bourg déprimant et décide de pousser jusqu’à « Chicoutimi » afin d’y passer la nuit. On arrive face à un hôtel en face de la gare routière. Le mec dit 140$ la nuit. Elle me lance son regard de la mort : « Qu’est-ce qu’on fait ? » J’essaye de très vite analyser, est-ce qu’elle me demande mon avis parce qu’elle pense que ça fait cher pour moi ou est-ce qu’elle veut que je dise non pour montrer que je m’implique... Je comprends rien, lance au hasard un : « oui ». Ici, il y a deux lits. Pour elle, peu importe le prix, dormir avec moi l’insupporte. Bonne pioche, néanmoins, on a une chambre sans balcon. Elle trouve le fait inadmissible, de même que l’interdiction de fumer dans les chambres, elle se demande comment survivre. On part faire un tour en ville...

Elle photographie le guide en suivant mes marques pages. Au début, elle choisit les endroits que nous avons manqués cette semaine, des paysages tous plus beaux les uns que les autres. Elle s’en aperçoit et passe au programme de la journée. C’est alors que je comprends son idée ne pouvant me retenir d’un : « Ah d’accord »... Ça l’a vexé, elle a arrêté net. Je m’excuse expliquant avoir simplement compris... Que oui, c’est une bonne idée... Rien n’y fait, elle est énervée, c’est parti jusqu’au soir. En ville, j’ai droit à deux bières, vite fait, pendant qu’elle boit la sienne. J’ai de la chance, comme elle était fatiguée, il a fallu qu’elle s’assoie. Ensuite rien. Rien ne lui plait, elle regarde son appareil photo plutôt que d’y aller. Finalement, on fait : un snack. Je prends un panini au homard (pas cher du tout là-bas). Je l’aurais trouvé délicieux, sans panini, ni sauce panini et soyons fou : un quart de rouge.

Paulette Hirma


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