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Bon voyage sur air communal, vous n’en reviendrez pas

2ème semaine : enfin le début de la fin


Lundi, matin, il fait froid. On petit déjeune à l’hôtel. Elle est déçue par un menu pourtant alléchant. Comme d’habitude, je me dois d’assister à son rituel et l’accompagne chercher ses affaires au dehors. Pour éviter de devoir balader son sac de 25 kg, elle a transformé le coffre de la mustang en placard a fringue. Elle meurt de froid qu’elle dit. On remonte à l’hôtel, alors elle s’aperçoit qu’elle a oublié son caleçon dans la voiture. Je sens monter la perte de contrôle et cours le chercher.

Elle veut faire des courses, enfin, acheter ses bonbons. Puis elle va à la banque, cette fois-ci je reste dans la voiture et ça dure, longtemps, je regarde les gens et me sens bien. J’espère qu’elle va rester coincée : un hold-up, l’immigration, quelque chose... Soudain, elle est là. Elle m’explique qu’elle n’a pas obtenu le ticket. Pour décoincer le bout de papier, elle n’a rien trouvé de mieux que de glisser sa carte bleue dans la fente et de la faire tomber... Un technicien doit passer démonter l’appareil, on doit revenir ce soir, juste avant la fermeture... Elle cherche ma compassion,- si elle veut -, je m’en fou. Intérieurement je me dis, si ça avait été moi, elle m’aurait pourrie méchamment jusqu’au nouvel an... On part faire une petite randonnée de trois heures, avec pause toutes les quinze minutes pour les cigarettes d’Amélie. Il a neigé pendant la nuit et nous ne pouvons pas emprunter le sentier qui la tentait. Elle trépigne, tape du pied, finit par verser une petite larme, puis s’en remet. Je perçois l’ampleur de ses frustrations journalières et me demande comment elle gère...

Le soir on arrive à « Alma » dans un gite gay, deux lits, un balcon. Puis, on part en quête d’un restaurant. J’en salive d’avance, mais Amélie pensait à un Mac-Do. On fait trois fois le tour de la zone industrielle pour trouver son burger, or ils n’ont plus de chausson aux pommes. Elle est trop déçue et m’explique : c’est trop bon tout chaud. Elle en voit un, le demande à la serveuse qui lui répond : « Non celui-ci est périmé ». Elle décoche à l’employé son regard de la mort... Belle esquive professionnelle de la demoiselle, sérieux, très beau savoir faire.

Après ce fabuleux festin, on rentre au gîte. J’essaye de lire mon livre sur les amérindiens, cependant gros problème : la télé ne s’allume pas. Tous les soirs, elle kiffe la télé. Là, ça va pas ! Elle m’envoie ses yeux « Qu’est-ce qu’on fait ? » Je propose de jouer aux devinettes... ? aux cartes... ? Aie, elle veut jouer aux cartes. Est-ce que je lui réréréré-apprends la belotte ? Non, on a fait une bataille... D’accord. Jusqu’au bout. Affreux....

Paulette Hirma


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