L’Agglomérat des Rêveurs est un espace dédié aux arts contemporains.

Écrit

Accés direct aux catégories : , & .


Bon voyage sur air communal, vous n’en reviendrez pas

Jeudi passons la 5ème : A fond sur la Ford-Mustang


Jeudi, on décolle vers 11h, comme toujours, mais elle met son réveil vers 8h30, comme toujours, donc je me tourne les pouces, chaque matins, pendant qu’elle se pomponne. Seul échappatoire à ma condition de demoiselle de compagnie, je sors pour aller lire mes courriels à l’accueil de l’hôtel. En revenant, elle est « vénère « car elle voulait que je l’attende pour consulter les horaires des bus touristiques : « il pleut » et elle « ne veut pas être mouillée ». Heureusement quand je balbutie que « je regardais mes mails, je t’ai attendu pour voir le bus », elle se détend et acceptes de venir avec moi.

Sur le chemin, je focalise sur les expressions qu’elle emploie à tour de bras : « je t’accorde ceci », « je t’accorde cela », juste après arrive le mot défonce : « putain si elle me double, je la défonce » et aussi « tapette » : « c’est pas un burger de tapette », « c’est pas un frigidaire de tapette », enfin en dernière position l’expression : « j’dis ça, j’dis rien ». Si seulement elle pouvait se taire en effet. Manque de chance, le disque déjà raillé vient de commencer pour la journée...

On rejoint Alain et son pote Vince, ils nous emmènent aux chutes de « Montmorency » et bien-sûre Alain veut conduire la mustang... Amélie est pas chaude, elle lui dit bien de faire gaffe et Alain en joyeux drille sur l’autoroute fait des pics de vitesse en faisant vrombir le moteur. La voiture est décapotée et Amélie gueule : « Hé ! Arrête ! » tandis que je jubile en écoutant « La mustang » de Gainsbourg, dans ma tête, aspirant à un carambolage salvateur en moyen de finir plus tôt ce séjour de fureur.

Le soir on mange chez Alain et Juliette. Ils ont préparé du poisson et un morceau de poulet pour Amélie. Amélie a acheté une bouteille de blanc et moi du rouge et des bières. En début de soirée, je discute avec les gens. Amélie, elle fume au balcon. A un moment, nous sommes dans la même pièce et je la laisse parler. Elle me dévisage de ses yeux devenus noirs. Je suis franchement mal à l’aise. Quand Juliette parle de salsa, comme si je n’écoutais pas Juliette, Amélie me sors : « Et toi, la SALSA ??! » Je ne comprends pas la question. Où veut-elle en venir. Je balbutie désemparée. Elle lève les sourcils. Cette nuit, on couche dans le même lit. Je dors très peu, j’ai peur de repartir seule avec elle le lendemain.

Paulette Hirma


Retouver directement les catégories : , & .

Poésie

A

Au gré du hasard
par Istina

L’Art est mort
par Ypnova

Aubade en Balade
par HL Cellier

B

Butterfly effect
par David Barnes

Bric-a-brac
par David Barnes

C

La Commune 140e
par HL Cellier

D

Dans tes crevasses
par Aline Kerneïs

G

Un grain
par Sebseb

H

Higher than a high wire walker
par David Barnes

I

If God has just unplugged the sun
par David Barnes

K

Kiki de Montparnasse
par Wonderjenn

M

"Man in Forest"
par Georgina Emerson

"My baby is drawn in the dark"
par Georgina Emerson

P

La pelle et la paix
par David Goudreault

La page blanche
par Pyrrhus

Pierrot
par HL Cellier

R

Rebut
par HL Cellier

Renaud Futur
par Piéton

S

Spoken Word Paris
par HL Cellier

Sans titre
par Piéton

Sans titre
par Pyrrhus

Sans scrupules...
par Pyrrhus

Sans titre
par Istina

Sans titre
par Istina

Se laisser vivre
par Istina

Sans titre
par JaAfari

U

Untitled
par Georgina Emerson

Untitled
par Alex Joslyn

La révolte de l’homme
par Lokomotive


Haut de page


Nouvelle


Haut de page


Article


Haut de page


Navigation

Rubrique

Thématique