L’Agglomérat des Rêveurs est un espace dédié aux arts contemporains.

Médiathèque

Accè direct aux œuvres les plus populaires des sections : , & .


Wonderjenn, Universellement Jenn


Adr

Dans l’univers prochain de la Coupe du monde de poésie, Jennifer marque par sa polyvalence. Le personnage ne tient pas en place, quadrilingue, elle allie gestion des volontaires, communication et intenses activités poétiques.

HL : Toi qui présente le Slam à femme, comment te présentes-tu ?

WonderJenn : Jennifer, Jenny, WonderJenn... Ça dépend des jours, [rires] de mes humeurs, de mes hormones ! Être une femme pour moi, ce peut être prendre une autre bière, fumer une clope et me gratter le derrière ! [rires] Non, je suis bien féminine et quelque part asexuée. Dans mon rapport à autrui je suis une personne sans origine bien que multiples ! Un être quoi ! WonderJenn est un petit volcan connecté à la terre, une personnalité en mouvance !

H. Quel est le concept de ta scène ?

W. Mettre la femme en avant, clamer son amour ou son contraire. C’est autant ouvert aux hommes qu’aux femmes mais cent pour cent des textes doivent tourner autour d’elle(s). Aujourd’hui, c’est une réalité, si tu n’es pas un garçon tu es dévalorisée. Il faut oser le dire, mettre en avant ses qualités, la nature sauvage de la femme, son essence même : celle qui court avec les loups et qui arrive à avoir dix mille casquettes en une journée tout en gardant les épaules pour avancer !

H. Qu’est pour toi le slam ?

W. Narrer une histoire, poser sa voix, donner un rythme... Le slam apprend à chacun à construire, à investir son moi. C’est aussi un mouvement international qui grandit. De Buenos Aires à Bamako, il évolue. Comme à l’adolescence le slam se confronte car il est ouvert à tout le monde et au monde. Ce mouvement permet de s’exprimer, de rendre la poésie accessible à tous, c’est un élan, populaire et en même temps communautaire, ça me parle beaucoup.

H. Pourquoi met-on les poètes-ses en compétition ?

W. Le slam est un chelem [tournois] dans un mouvement de libre échange, de réflexion, de thématique en confettis. Notre personne est un moyen de faire passer une idée, une histoire, ou un ressenti. Ensuite, il y a quelques principes : des textes bruts modelés par la voix ou le corps. Le challenge en poésie est d’arriver à créer un environnement, une ambiance en trois minutes. Voilà, c’est une façon d’attirer l’intérêt d’une salle : chacun va participer ! Le public aussi à son mot à dire.

H. Bientôt la coupe du monde ?

W. Du 4 au 10 juin, près de vingt poètes de nationalités différentes vont participer et représenter leur pays. Un métissage haut en couleur, de la Hollande à Mayotte en passant le Portugal, les states [Etats-Unis]... Les deux premiers jours du festival c’est le Grand Slam Interscolaire et de jeunes écoliers, collégiens et lycéens participeront. Ce sera dans le XXeme entre le théâtre de Ménilmontant, la Maroquinerie, le Carré Baudouin...

H. Pour les poètes qui souhaitent s’inscrire ?

W. Les scénes de sélections sont partout en France [www.fffdsp.com] ! Parfois, elles se terminent avec le Slam de la Dernière Chance une semaine avant le festival. Les poètes désignés par le publics participeront en équipe avant de tenter leur chance en individuel Sont prévus également d’autres événements satellitaires, au programme Slam des Cancres, de Haïku. Il va y avoir une scène Slam à Femme version WonderJenn aussi, donc ça va être intéressant et marrant...

H. Peut-on en savoir un peu plus sur tes multiples autres vies ?

W. Je suis responsable dans une ONG de Protection de l’Enfance. Faire une pause artistique d’environ dix ans m’a permis de subventionner pas mal d’actions ! Mais l’écriture a toujours été présente dans ma vie et dans mon travail, par exemple, c’est un excellent exutoire pour des gamins qui ont subi de nombreuses violences, c’est une des voies de la guérison. Quand on écrit des poèmes, des nouvelles, son inconscient s’exprime et c’est important de cultiver ça !

H. Tu parles beaucoup des autres, un mot sur tes propres activités ?

W. J’aime voyager, près de 34 pays visités et ce n’est que le début, j’espère ! J’aime materner ma grande puce, j’écris, un peu de peinture, de photo. Pour les poèmes, faut que ce soit du one shoot, un peu comme une photographie, j’ai envie de figer un instant, une minute dans le temps et c’est un peu ce que je fais avec mes textes, très vivant. Je dialogue avec son âme !

HL Cellier


Accè direct aux œuvres les plus populaires des sections : , & .


Hautde page


Écrit


Poésies populaires :

Rebut
par HL Cellier

La pelle et la paix
par David Goudreault

"Man in Forest"
par Georgina Emerson

La Commune 140e
par HL Cellier

Butterfly effect
par David Barnes


Articles les plus lus :

A Sorta End to a Sorta Relationship
par Georgina Emerson

David Goudreault, L’Oralité à son poète
par HL Cellier

Wonderjenn, Universellement Jenn
par HL Cellier

So many ways to say " I quit "
par Georgina Emerson

The Absence of Olive Sacks
par Georgina Emerson


Panel de nouvelles :

Bon voyage sur air communal, vous n’en reviendrez pas
Samedi 6ème : « A force de trop travailler, Jack devient un mauvais garçon » par Paulette Hirma

Bon voyage sur air communal, vous n’en reviendrez pas
Jeudi passons la 5ème : A fond sur la Ford-Mustang par Paulette Hirma

Bon voyage sur air communal, vous n’en reviendrez pas
Mercredi 4ème : Rugie furie, valse à la nuit par Paulette Hirma

Bon voyage sur air communal, vous n’en reviendrez pas
Dimanche 1er : jour de visite à Montréal, scène d’effroi acte 1 par Paulette Hirma

Bon voyage sur air communal, vous n’en reviendrez pas
Lundi 2ème : c’est si tôt le matin,
désarroi acte 2 par Paulette Hirma

Le Picarillo de Belleville
par Françoise Galland

Bon voyage sur air communal, vous n’en reviendrez pas
Prélude par Paulette Hirma

Quel Bazard
par Benjamin

Bon voyage sur air communal, vous n’en reviendrez pas
Mardi 3ème : pourquoi suis-je venue ? par Paulette Hirma

La Picarilla de Belleville
par Françoise Galland


Haut de page


Navigation

Rubrique

Thématique